Les Soft skills : il est grand temps de s’y mettre !

Les soft skills, grand temps de s'y mettre

Les softskills… c’est quoi ?

Le terme « soft skills » n’a pas, à proprement parler, d’équivalent français, si bien que nous utilisons cet anglicisme pour parler des compétences comportementales, définies la plupart du temps comme des qualités sociales qui apparaissent lors d’interactions avec les autres. Il s’agit, si l’on devait simplifier les choses, de compétences que l’on n’apprend pas à l’école (ce qui s’oppose donc aux hard skills, des compétences dites « dures »).

Le modèle éducatif anglo-saxon utilise dès le plus jeune âge certaines déclinaisons des soft skills. À contrario, le système éducatif français se base exclusivement sur le savoir, sur l’apprentissage de données, de telle sorte que les softskills sont complètement étrangers à ce système. On apprend plus aux enfants à « faire » qu’à « être » ; mais regardez donc une offre d’emploi, 60% des critères requis relèvent des softskills, ce qui laisse entrevoir la faille de notre système éducatif.

La vie en société et la vie en entreprise nous font expérimenter la nécessité de posséder des soft skills, qui peuvent se présenter comme des compétences liées :

  • Au sens de la communication, de l’écoute, de gestion des conflits de la capacité à animer,
    convaincre ;
  • Au sens de la flexibilité et de l’adaptation ;
  • Au sens du collectif, du travail collaboratif ;
  • Au sens de l’analyse, de l’organisation ;
  • Au sens de l’initiative, etc.

Posséder ces softskills, c’est se donner les moyens d’être personnellement plus efficace, et d’interagir au mieux avec les autres, apportant ainsi bien-être, ambiance positive, productivité, etc.

Les softskills, ces compétences dont raffolent les DRH

Les problèmes humains au sein d’une entreprise sont les principaux obstacles auxquels sont confrontés quotidiennement les services des ressources humaines : un manager rigide et ou trop directif, le manque de communication au sein des équipes, des fonctionnements en silos, un manque d’adaptabilité et d’organisation… C’est pour cela qu’il est d’une grande importance que chacun, à son échelle, prenne conscience de l’impact de son comportement sur l’ensemble. Aucune interaction n’est anodine, et c’est en modifiant des attitudes problématiques qu’on peut souvent résoudre un problème à grande échelle, décoincer une situation. Ainsi, modifier son comportement revient à changer son entreprise !

Du « great place to work » au « great place to be for work »

De nombreuses entreprises aujourd’hui sont concurrentes pour remporter le prix de la meilleure entreprise où il fait bon travailler, « the great place to work ». Seulement, il ne suffit pas d’avoir des beaux locaux avec des designs attrayants pour être réellement un lieu où les gens sont contents de venir travailler ; c’est le mode de communication et la façon de travailler en ensemble qui va faire toute la différence. L’entreprise doit donc identifier les softskills nécessaires à mettre en place pour rendre ses collaborateurs satisfaits dans leurs travaux personnels et collectifs.

Je ne suis pas malade, je n’aime juste pas mon travail

Récemment, Malakoff Médéric a publié une étude démontrant que l’ambiance et les relations avec les collègues restent le premier critère de QVT (Qualité de Vie au Travail), et cela quel que soit l’âge des salariés. Et pour trois dirigeants sur quatre, cette «QVT» sera d’ailleurs un thème de préoccupation majeur dans l’avenir, notamment pour maîtriser l’absentéisme en entreprise. En effet,
34,1% des salariés se font porter malades au moins une fois dans l’année ; il semblerait bien que les déclarations de maladie soient abusives, les salariés profitant de cet alibi pour ne pas se rendre à leur travail.

Étonnante ou inquiétante, cette étude ne fait pas le lien entre absentéisme et maladie, mais entre absentéisme et qualité de vie au travail… Les Français paraissent donc peu épanouis dans leur vie professionnelle, ce qui témoigne de la nécessité absolue qu’ont les entreprises d’adopter les soft skills.

Flexibilité, le maître-mot du marché du travail

Il est bien loin le temps où chacun se vouait à une seule entreprise durant sa carrière ! Aujourd’hui, du fait de l’état du marché de l’emploi, la flexibilité devient nécessité : changer d’entreprise ou changer de métier, telle est la réalité actuelle, qui demande une grande adaptabilité au sein de son emploi et surtout de savoir se réinventer au cours de sa carrière professionnelle. De même, avec l’évolution grandissante des technologies, les comportements professionnels se métamorphosent ; prendre en compte ces évolutions n’est désormais plus une option, afin d’adapter ses aptitudes pour les rendre toujours efficientes dans les années à venir.

Le boom des soft skills : et pourquoi pas vous ?

Les softskills sont aujourd’hui une thématique très abordée : prise de conscience ? Phénomène de mode ? Quoi qu’il en soit, ces compétences humaines, contrairement aux compétences dures (hard skills), ne se périment jamais, et permettront à vos collaborateurs de faire fructifier leur travail, pour leur épanouissement personnel et la bonne santé économique de votre entreprise. Encourager le développement des softskills dans vos équipes, c’est cultiver le capital humain de votre organisation, tout en contribuant à un mieux-être et une plus grande performance collective. Miser sur l’apprentissage des softskills, c’est miser sur des leviers de performance et de compétitivité.

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